Les pies vertes et les pouces verts

1 - Incompréhensible !!

  Tout le monde ne comprendra pas le refus de participation du collectif ‘Pies vertes et Pouces verts’ au projet majeur à venir : ‘Le pont en fleur’.
L’invitation était plus que sympathique : imaginons : 2013 jardinières sur le pont Wilson pour saluer l’arrivée du TRAM.
Que peut-il bien se passer dans la tête de ces poignées de pies vertes et pouces verts ?
Le refus est motivé par de multiples raisons :
Les experts du collectifs ne sont pas certains de la fiabilité de l’ouvrage que l’on a déjà vu flancher par le passé !
La grande diversité des plantations en jardinière, spécialité locale sera-t-elle perçue dans le TRAM à grande vitesse ?
La patate douce vert jaune des îles, la verveine rose, le bidens jaune et le scaveola bleu regroupés en une seule jardinière, ne vont-ils pas avec la vitesse de lecture ressembler à des berlingots accrochés au parapet ?
Qui dit berlingot, dit sucre et le sucre est déjà présent sur la place de la tranchée avec les ‘Tilleuls sucettes’ plantés dernièrement. Faute de goût, saveur sucrée, note salée !
Et puis le qu’en dira t-on réaction obligée qui fera dire à certains qu’ils prennent le projet de haut.
De haut, et oui, oubli, une des personnes du collectif à le vertige et se refuse à planter sur le pont.
Nous le savons tous, ces remarques fondées par de réelles expertises ne pourront pas une nouvelle fois entraver la réalisation de ce projet coloré. Le rôle de PVPV à ce stade est de prévenir mais qu’en adviendra t-il...

2 - ‘La ville aux maraîchers’

  Nous avons reçu l’appel à projet concernant l’utilisation de la place Jean Jaurès. Nous sommes déjà impliqués dans de multiples projets (voir dates et planning AR…), ainsi nous ne pourrons certainement pas répondre à celui-ci.
Nous n’avions pas compris l’application du ralentisseur de croissance effectuée à l’automne. La dose était peut être trop forte, mal dosée. Ou alors revers de la médaille avec l’utilisation de produits naturels que l’on ne maitrise pas après des décennies d’application de vrais produits avec emballages sérieux.
Donc pour résumer, place nette on peut le dire pour accueillir un projet digne de ce nom.
On salue ce geste fort de la ville qui par anticipation cède un jardin central pour faire face à la charge de travail à venir avec le futur mail jardin de la rue Nationale. A venir car pour l’instant, il y parait peu.
On parle déjà de projets qui avancent bien, normal pour une terre de jardins, une sorte de jardin de la France !
Entre deux portes nous avons eu connaissance d’un projet de Xavier Mathias le maraîcher bien connu de Chédigny. Tout le monde le sait, le gaillard se lève tôt pour parler à ses légumes ou encore parler sur papier de ses légumes. Seulement voilà parfois le jeudi il quitte la Touraine pour là parler de ses légumes à Versailles. L’idée est simple : entre un tôt réveil et la montée dans le train, il pourrait ainsi passer sur quelques jeudis une heure au potager de la place Jean Jaurès. Le projet qui se tient est ‘Bettes comme choux’. Quelle belle image pour le service communication de la ville de voir le maraîcher à l’œuvre. Saisir ces beaux gestes pour illustrer les carnets du développement durable ouvrage porteur à la maison mère voisine. Seulement voilà il va falloir le saisir le gaillard car lui il voit plus le soleil de l’est que celui de l’ouest. Qui s’y colle pour être au jardin à 7 h ?
Un problème tout de même, Xavier Mathias souhaite être livré en fumier frais directement sur le jardin. On l’a vu se diriger à la direction du TRAM pour demander s’il ne pouvait accrocher une remorque avec le fumier à la rame du tramway. Pour le paillage, le BRF (bois raméal fragmenté) arrivera directement sur les quais. Cyril Molésini, Monsieur BRF est également intéressé par la remorque tramway pour le trajet Pont Wilson Place Jean Jaurès.
Comment ne pas encourager un tel projet, les PVPV le valide à l’unanimité. Et puis gardons bien cela en tête un jour la ville reviendra aux maraîchers. La ville de Tours l’a bien compris !

3 - Le scoop

  Même pas un an d’existence mais coiffé de compétence, le collectif PVPV va déjà publier un premier ouvrage. Le challenge est fort mais quelle belle surprise pour tous, quel beau cadeau de noël cette reconnaissance.
Le collectif ouvert à l’échange, source d’inspiration et de ressource a rencontré Dominique Mansion célèbre illustrateur, artiste, faiseur de beaux projets, diseur de belles paroles.
Dans ces moments là, les idées fusent, ça part dans tous les sens et puis pourquoi ne pas écrire un livre ? On se regarde, on doute 3 secondes et on se tape dans la main comme à une certaine époque où le bon de commande en trois exemplaires n’était pas né.
Et c’est parti !
Au fait pour ne pas vous faire baver plus longtemps, on va vous livrer quelques bribes du synopsis :
L’idée est plutôt simple, en nous appuyant sur le Livre de Dominique ‘L’herbier des villes’ des éditions Ouest France, nous proposons de dresser l’inventaire des plantes sauvages de la rue nationale de Tours.
Dominique Mansion, malgré un agenda très chargé, propose même d’illustrer les 30 premières plantes repérées. On salue ce beau geste qui va conférer à l’ouvrage une vraie crédibilité.
Vous vous en doutez, pour ceux qui ont l’œil, ceux qui ont repéré un léger chambardement en ville que la rédaction de cet ouvrage va prendre du temps ! Quoique sur ce projet la rédaction n’est sans doute pas le plus chronophage (terme très employé chez les cadres des trentecinqheuristes). Le repérage risque de durer des années mais si c’est le prix à payer pour réussir le livre, les PVPV sont prêts à relever le défi.
Et puis un projet au long cours fédère. A nous PVPV de le nourrir pour assurer la survie des plantouilles en ville, que l’on ne les regarde plus du mauvais œil.
Et puis, si on les voyait belles ?

Collectif “Les pies vertes et les pouces verts” à Tours et même plus !
Contact : lespiesvertesetlespoucesverts@gmail.com
Hébergement par OVH / Pie dessinée par Renan Levaillant

“La Botanique est l'art des plantes. On divise les plantes en arbres, fleurs, et légumes. Le vrai botaniste distingue l'arbre dès qu'il en aperçoit un. Il apprend à séparer celui-ci du légume, en y appliquant seulement l'oreille.”
Stephen Leacock.